jeudi 10 avril 2014

QUAND LE CINÉMA JOUE AVEC NOS NERFS

Une sélection proposée par Mercedes, le 10 avril 2014 
                                                   
End of the word cinema / photo de Kaupo Kikkas
Dès son avènement, le cinéma aime jouer avec nos nerfs. Au travers de ces nouvelles images projetées, semblables aux rêves ou aux cauchemars les plus intimes, notre perception du monde se transforme. La séduction ou la répulsion qu’exerce alors le septième art a certainement à voir avec la domination que l’image exerce sur nos émotions ou notre inconscient. Heureusement, l’éventail de nos sentiments offre aux auteurs l’occasion de provoquer toutes sortes de stimulations sensorielles. 
De 1930 à aujourd’hui - en écartant les classiques de genre (science-fiction, horreur, épouvante...) - retrouvons avec un plaisir non avouable ces émotions qui nous donnent le vertige. Amateurs d’univers étranges et de sensations fortes, voici une variation de récits qui vous feront certainement réagir. Une sélection toute personnelle faite pour déranger notre esprit.  

Freaks / réal. Tod Brown, 1932

" L’intrigue se passe dans l’univers du cirque et est jouée par de véritables acteurs infirmes. A sa sortie, le film provoque d’immenses scandales.  [] Il faudra attendre les années 1960, lors de sa diffusion au festival de Cannes, pour que Freaks soit enfin acclamé et devienne une référence pour des artistes tels que Diane Arbus ou David Lynch."



Portrait de Dorian Gray / réal. Albert Lewin, 1945


"Le roman d’Oscar Wilde reprend un mythe universel : le désir de l’éternelle jeunesse, et les sacrifices qu’elle impose pour l’obtenir [] Le film d’Albert Lewin, production hollywoodienne mais fidèle à l’esprit du roman, donne à voir l’étrange et l’inquiétant d’un visage incorruptible."
  

Alfred Hitchcock   

Souvent désigné comme LE maître du suspens, impossible de ne pas évoquer l’œuvre magistrale d’Alfred Hitchcock lorsque l’on doit choisir parmi les films qui nous ont fait frémir. Voici pour qui ne les aurait pas encore vus trois films incontournables.


Vertigo = Sueurs froides, 1958. -  Cote : 791.43 HITC/1

Psychose, 1960. - Cote : 791.43 HITC/8

Les oiseaux, 1963. - Cote : 791.43 HITC/10
 
"En 1962, François Truffaut  grand admirateur d'  Hitchcock rencontre son aîné aux Studios d'Universal aux Etats-Unis, afin de discuter de sa carrière et de ses films."
En bonus, 25 entretiens audio à écouter ou télécharger gratuitement :

http://www.filmdetail.com/2011/02/14/the-hitchcock-and-truffaut-tapes/  

Eraserhead / réal. David Lynch, 1977 


"Eraserhead frappe d’abord les critiques par son côté indescriptible et par son esthétique si particulière. [] Ce n’est pas un film, c’est un rêve, ou un cauchemar, un voyage, une expérience à travers l’inconnu [] Le résultat ? Un mélange parfait de beauté épouvantable et désespérante, de glauque sensuel et sensoriel, une noirceur magnifique et un humour grinçant et sombre. Eraserhead est, à l’image de son réalisateur, "marqué par l’Ange du bizarre". " 

After hours / réal. Martin Scorcese, 1985

 Cote : 791.43 SCOR/22

"Paul passe son temps à relire Tropique du Cancer. [] Un soir, dans un fast-food, il rencontre une admiratrice de Miller qui lui donne un numéro où la joindre. A partir de là, tout se détraque, le temps - qui paraît interminable - d'une folle nuit tragi-comique. New York devient une version moderne du village décrit par Kafka dans Le Château. [] La mise en scène virtuose de Scorsese virevolte avec délectation dans ce désordre infini, qui ressemble à une descente aux Enfers, au comble de l’irréalité. []"

L’orphelinat  / réal. J.-Antonio Bayona, 2007

 Cote : 791.43 BAYO/1

 " Stylistiquement, L'Orphelinat appartient à la catégorie des thrillers gothiques : maison hantée, fantômes enfantins et monde parallèle [] Dans ce cinéma, qui mise sur l'ambiance et la suggestion, les effets spéciaux sont réduits à la portion congrue. Et si L'Orphelinat évoque à la fois la maison hitchcockienne de Psychose et l'académie de danse du Suspiria de Dario Argento, ce n'est certainement pas un hasard. Une école s'impose aussi par la réputation de ses maîtres. »



 Pour les plus rationnels d'entre vous, à visionner la tête froide

·         Caligari ou l’invention du film d’horreur / réal. Rudiger Susland, 2014
       Cote : 791.4 CALI   (Le cabinet du docteur Caligari / de R. Wiene est à la HEAD. -  Cote :  7.071 WIEN/1)

·         La peur au ventre  (Specimen / RTS)  / réal. B. Hofmann, J. Porte, 2011

       Cote : 159.94 PEUR 
       La face cachée de la peur (Arte Sciences) / réal. E. Cerasuolo, S. Fergnachino, 2008
       Cote : 612.8 FACE

       Et si vous souhaitez prolonger l’expérience, n’oubliez pas :
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