jeudi 6 mars 2014

FAIRE SON CINEMA - ENTRE FICTION ET DOCUMENTAIRE

une sélection proposée par Mercedes, le jeudi 6 mars 2014


Part I. Des images filmées au présent et un récit à la première personne. 
Le premier volet de la sélection que je propose pour illustrer l’alternative entre fiction et documentaire s’oriente autour de l’auteur-réalisateur et son expression la plus intime : « me, my self and I ».  
L’exposition de soi au travers de sa propre mise en scène me semble révéler au plus près l’inquiétude du réalisateur pour son art, faire son cinéma.


Tarnation / réal. Jonathan Caouette, 2004 

 Cote : 800 MOIJ

"Tarnation élabore une nouvelle écriture du documentaire. Ce long métrage est l'autoportrait de Jonathan Caouette, 31 ans, qui dès l'âge de 11 ans, décide de filmer la chronique chaotique de son enfance dans une famille texane. Il nous entraîne dans un tourbillon psychédélique à partir d'instantanés, de films d'amateur Super-8, de messages enregistrés sur répondeur, de journaux intimes vidéo, de ses premiers courts métrages et de bribes de la culture pop des années 80, accompagnés de scènes reconstituées, pour tracer le portrait d'une famille américaine éclatée par de multiples crises […] . »

Journal intime / réal. Nanni Moretti ,1993

 Cote : 791.43 MORE/1

« Film pensé, écrit, tourné à la première personne qui bascule d’une douce euphorie dans la gravité. Cette fois l’artiste est nu, livré à notre voyeurisme. Qu’il réussisse à nous faire rire de sa détresse et des errements qu’il dénonce est un tour de force à l’image de cette œuvre impudique et pudique à la fois […]. »
« […] sur la fin d’une époque, sur la quarantaine résignée, et sur la vie qui, tout de même, malgré l’absurdité environnante, vaut la peine d’être vécue. »

Le filmeur / réal. Alain Cavalier, 2005 


« Le montage d’un journal vidéo tenu pendant dix ans. « J’ai découvert que lorsque les prises de vue en direct sont réussies, elles rejoignent les lois anciennes de la dramaturgie, explique le cinéaste. Ces principes viennent sans doute d’une observation juste de la nature humaine. » 


Ceci n’est pas un film / réal. Jafar Panahi, 2011 

 Cote : 791.4 PANA/1

" Dans son appartement qui lui tient lieu d'unique décor, il filme une journée de sa vie avec l'aide d'un ami cinéaste. À travers ce journal intime Panahi, cinéaste mondialement connu depuis sa condamnation à mort professionnelle par le gouvernement iranien - qui l'interdit de participer de près ou de loin à un film, de donner des interviews ou de quittter le territoire pendant vingt ans - nous raconte très simplement sa condition de metteur en scène bâillonné et donne un aperçu de la situation actuelle du cinéma iranien." 

Nan Goldin : in my life / réal.  Paul Tschinkel,1997 ( 28 min.) 

> vers le film en ligne:
 Nan Goldin : in my life /de Paul Tschinkel . - V.O anglaise

"Née aux Etats- Unis en 1953, Nan Goldin met en scène sa vie et celle de ses proches, au cœur des turbulences de l’underground new-yorkais."
« J’ai su très tôt que […] je voulais garder de traces de la vraie vie et ce besoin impliquait que je ne me sépare jamais de mon appareil photo et que j’enregistre tout de la vie de mes amis. Ainsi mon appareil photo fonctionnait comme ma mémoire. » (Nan Goldin)
 

Le singulier, 1996 (Images documentaires, n°25)

 Cote : VP1- IMAG/25
« […] "Images documentaires" propose dans ce deuxième numéro de l’année une réflexion sur la place du moi, du Je, dans le cinéma documentaire. Les articles rassemblés ici ne prétendent pas épuiser cette question complexe mais l’éclairer de différents points de vue. […] »

> vers le doc en .pdf :  
Site : Images documentaires ( N° 25)

Lost, lost, lost : diaries, notes and sketches, 1949-1963  / de Jonas Mekas

Cote : 791.4 MEKA /4

" Poète et héros de la contre-culture américaine, Jonas Mekas est l’inventeur du journal filmé, né en Lituanie en 1922 et chassé de son pays natal lors des invasions soviétiques et nazies, il compile dans Lost,lost, lost quatorze ans d’images filmées depuis son arrivée aux Etats-unis comme réfugié politique ce film est le témoin privilégié de la contre-culture new-yorkaise dans les années 50 et marque l’affirmation du « style Mekas ».
'' Ces six bobines retracent une époque de désespoir, de tentatives désespérées pour faire pousser des racines dans un nouveau sol, pour créer de nouveaux souvenirs. [...] La sixième bobine est une bobine de transition où l'on commence à ressentir un apaisement, où je commence à trouver des moments de bonheur. Une nouvelle vie commence.'' (Jonas Mekas)